Pour une histoire de noms
Mise à jour le dimanche 26 avril 2009 à 18 h 31 HAE
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Le reportage d'Esther Normand
Une dizaine de jeunes adultes dans la vingtaine se retrouvent avec d'importantes dettes imprévues en raison d'une fraude immobilière.
Une enquête de l'émission La facture révèle que de jeunes adultes se retrouvent avec des dettes de centaines de milliers de dollars après avoir été trompés par un individu qui a fraudé des institutions financières.
Une enquête de l'émission La facture révèle en effet que personnes adultes ont prêté leur nom à un homme qui, à leur insu, a fraudé des institutions financières de la région de Montréal.
L'individu en question, Robert Moniz, a en effet contracté en leur nom des hypothèques pour des propriétés à Montréal et à Laval. En retour, il leur a offert 4000 $ et s'est engagé à rembourser les hypothèques des propriétés.
Tout était en apparence légal, sauf que M. Moniz était lui-même le vendeur des propriétés et il a gonflé le prix des propriétés achetées au nom des jeunes adultes.
C'est lorsque M. Moniz a cessé de faire les paiements d'hypothèque comme il l'avait promis que les institutions financières impliquées dans les transactions ont constaté la fraude. Elles n'avaient pas vu qu'elles faisaient affaire à des prête-noms et qu'elles accordaient des prêts pour des propriétés surévaluées. En tout, la fraude pourrait atteindre 200 millions de dollars.
« Faire de fausses représentations à un prêteur, en lui faisant croire qu'un immeuble vaut plus que sa valeur réelle pour obtenir un prêt, à ce moment-là, ç'a été jugé comme étant de la fraude criminelle », dit le criminaliste Jean-Claude Hébert.
Les prête-noms se retrouvent donc chacun avec des hypothèques variant de 200 000 $ à 500 000 $ et pour plusieurs, la faillite semble inévitable.
Plusieurs corps policiers mènent une enquête pancanadienne sur cette fraude immobilière.
Un reportage complet sur le sujet sera présenté à l'émission La facture, mardi le 28 avril, à 19 h 30.
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